Kispasse

Thursday, August 09, 2007

Kilt, rugby et moutons : l'auberge écossaise de Marie

C'est l'année de l'Écosse au Festival interceltique. Marie Rouarch, une Lanesterienne de 21 ans, étudiante à Science-Po, raconte son année en Écosse.
Mais que cachent-ils sous le kilt, ces Écossais à l'honneur au Festival interceltique ? Marie est allée vérifier sur place. Elle a passé l'année universitaire 2005-2006 à Édimbourg, comme étudiante Erasmus. Un système immortalisé par le film L'auberge espagnole. L'auberge écossaise de Marie comptait deux Écossaises et deux Américains.
Marie peut témoigner de l'entente cordiale entre Français et Écossais, qui remonte à la Auld alliance contractée par le roi d'Ecosse avec la France, en 1295, pour se défaire de la souveraineté anglaise: "On a bonne réputation, là-bas. Comme on est censé ne pas aimer les Anglais, ça nous fait un point commun!" Bretons et Écossais ont d'autres choses à partager: "Ils sont hyper attachés à leur culture... comme ici en fait ! Il y a même des sonneurs à tous les coins de rue. Beaucoup parlent le gaélique, ce qui les rend difficiles à comprendre d'ailleurs". Indépendantistes, les Écossais? Marie a été surprise par la récente victoire du SNP, équivalent de l'UDB ici, aux élections pour le Parlement écossais: "Ceux avec qui j'ai pu discuter n'étaient pas pour l'indépendance." Dès son arrivée, Marie a été particulièrement bien accueillie. Une anecdote le montre bien. Quand elle est allée s'inscrire à la fac, l'employé lui a demandé, en français dans le texte: "Vous habitez à Lanester? J'ai une maison à Languidic!"
Avec neuf heures de cours par semaine, Marie a eu le temps de voir du pays et de découvrir la culture écossaise sous toutes ses facettes. A goûté le haggis, cette panse de brebis farcie remplie d'abats. A dansé dans des ceilidhs, la version écossaise des festoù-noz. S'est éclaté au Frankestein, cette ancienne église reconvertie en boîte de nuit. A assisté au match du tournoi des six nations Écosse-France à Murrayfield. A vu la statue de Bobby, ce chien dépressif qui a arrêté de manger à la mort de son maître et se rendait quotidiennement sur sa tombe. A vainement cherché Nessie, le monstre du Loch Ness. A croisé des moutons au milieu de la route. S'est éprise des vaches écossaises, "attachantes avec leur drôle de tête". Et sous le kilt alors? "J'ai été impressionnée de voir le nombre de personnes qui le portent, y compris un jeune à la fac. Mais je n'ai pas eu le cran de vérifier ce qu'il y avait dessous!"

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