Kispasse

Friday, August 05, 2005

A la rencontre des nouvelles stars

Superbus, Rokia Traoré, Rachid Taha... Les étoiles ont sillonné le ciel billotin ce week-end lors de la onzième édition du festival les Nuits Celtes à la renverse. Et il y avait aussi les Fatals Picards, les anti-stars.
"Bonsoir, on est les Fatals Picards, on n’est pas super connus, mais Laurent qui est là a été au mariage du fils de Michel Sardou." Dès l’ouverture du festival, le ton est donné. Le premier groupe sur scène vient de Picardie. A la manière de Didier Wampas, il manie l’humour aussi sûrement que les guitares.

"On est des indépendantistes picards. Ce n’est pas facile, c’est une région où il n’y a vraiment... rien !", explique Ivan, le chanteur élevé au coca-colza, avant d’enchaîner sur un morceau de reggae à la sauce betterave. En coulisses, ils expliquent : "Si on a appelé notre dernier album Picardia Independenza, c’est moqueur. C’est un clin d’œil aux Corses. Le pire, c’est que certains y croient !"
Au passage, Ivan ne se prive pas d’égratigner la Bretagne : "Le lisier est à la Bretagne ce que la betterave est à la Picardie. Mais vous avez la côte pour vous racheter !" Les Bretons auront en tout cas apprécié leur passage aux Nuits Celtes.
Belles, belles...

Les 3.000 spectateurs et les 370 bénévoles présents sur le site de Billiers vendredi soir ont ensuite apprécié le numéro de charme très rock’n’roll de Jennifer, la chanteuse déjantée de Superbus.

Puis la belle Rokia Traoré leur en a mis plein les oreilles avec sa voix envoûtante et ses musiciens hors pairs, et plein les yeux. Le public s’est alors singulièrement rétréci. Les partants ont eu tort, car après un set tendance électronique de Zenzile, les derniers résistants ont pu apprécier Swami. Ces Anglais d’origine indienne mélangent les cultures : des textes rap, des accords rock et un fond de musique traditionnelle indienne. Le résultat est détonnant.

"Le monde se rétrécit. Il a la capacité de provoquer l’échange, la rencontre. Le voyage est la chose la plus importante dans la vie", explique le guitariste Diamond. Une autre raison cachée justifie cette volonté de quitter leur terre d'adoption : "La bouffe anglaise, c'est de la merde ! Rien ne vaut la gastronomie indienne", avance Diamond avant d'avouer un penchant pour les crêpes.

Swami aura en tout cas marqué son passage dans le Morbihan. Ils sont restés les deux jours et ont mis l'ambiance en backstage, improvisant une petite partie de freesbee. Deux membres du groupe n'ont malheureusement pas pu venir car ils ont été volontairement fauchés par une voiture. Mieux vaut ne pas avoir un faciès d'étranger aujourd'hui en Angleterre. On savait déjà qu'il y avait les vaches folles en Angleterre ("la seule chose que ce pays a apporté à la PAC" selon notre très cher président - quand je dis très cher, comprenez en frais de bouches et en billets d'avion !), il y a désormais les voitures folles...

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