Kispasse

Saturday, July 02, 2005

Les Scorpions piquent toujours

Réveil difficile samedi matin. La nuit a été courte. Nos voisins aiment écouter de la musique au petit dej... Heureusement, c'est de la bonne. On remet ça ? C'est parti !
La boulette... J'arrive trop tard pour Superbus. Petit problème d'organisation, la mienne et celle du festival. A l'entrée, il y a des bouchons dignes du périf parisien un lundi matin où la RATP est en grève. Bref, la chanteuse Jennifer (qui n'a pas fait la Star'Ac et qui n'a jamais épousé Brad Pitt) ne m'a pas attendu pour montrer sa mini mini jupe et son rouge pétant à lèvres. La belle a encore fait des siennes, paraît-il. Elle a demandé au public : "Vous aimez le sexe dégueux ?" Elle a aussi fait chanter n'importe quoi à un public sous le charme. Elle quittait la scène au moment où je passais les barrières. Frustration.

A défaut d'avoir vu Jennifer, une petite photo d'elle lors d'un autre concert

Ayant raté le train pour Superbus, je veux me rattraper. Sur la petite scène, c'est un groupe répondant au doux nom de Sarkofiottes qui a pris le relais. Au moment où je passe à côté pour aller retrouver mes amis, le chanteur lance : "Rangez vos drapeaux bretons. Le régionalisme, c'est encore pire que le nationalisme." OK, au suivant ! Si on n'a même plus le droit d'être fier de son identité bretonne. Y a eu les Républicains pure souche du début du XXe siècle avant vous, Messieurs, ceux-là même qui mettaient des panneaux dans les cours de récréation : "Interdit de cracher et de parler breton".
C'est ensuite Romane Serda qui investit la grande scène. Une pistonnée s'il en est. Un concert tranquille, "à l'heure du thé" comme elle dit. Renaud est en coulisses pour encourager sa belle. Dommage qu'il n'en ait pas profité pour chanter un petit mistral gagnant ou un Manhattan-Kaboul en duo avec sa chérie.
Louise repasse ensuite à l'attaque. Léa, J't'emmène au vent, Ton invitation... Tous les tubes sont dépoussiérés et c'est toujours aussi bon. Mais la parenthèse Tarmac n'a pas décoincé le chanteur sur scène, c'est bien dommage. Les nouvelles chansons ont l'air sympa, mais ne seront sans doute jamais aussi cultes que leurs devancières.
Il est temps de se dégourdir les jambes. Un détour par la petite scène s'impose. C'est la cohue pour s'en approcher. Mais en persévérant, je me retrouve aux premières loges pour le concert du local de l'étape, le Costarmoricain Anthony Chaplain. Et là, c'est la révélation. Que du bonheur, comme dirait Favie Flament. Chaplain nous emmène au bout de la Terre, au pays des merveilles. C'est vrai que la misère est moins pénible au soleil. Et il fait beau ce samedi, très chaud même, sous le chapiteau de Bobital. La jument de Michao n'y retrouverait pas son petit poulain. Chaplain emprunte aussi le Tri Martolod d'Alan Stivell. Y a pas de raison qu'il n'y ait que Manau qui se fasse des couilles en or sur cette mélodie, faut bien que les Bretons en profitent aussi.
De Palmas a le redoutable privilège de succéder à Chaplain. Ca ne le dérange visiblement pas. Il fait son show, enfile les tubes à la pelle, et repart à la maison voir bobonne avec la satisfaction du devoir accompli. Tranquille, heureux, discret. Le seul problème, c'est que le gentil Gérald ne se renouvelle pas beaucoup. Je l'avais déjà vu aux Vieilles Charrues (ne me demandez pas l'année, je deviens gaga avec les dates) et j'ai eu l'impression de revoir exactement la même chose. Avec des versions (très très) longues de "J'en rêve encore" et "Sur la route". De Palmas, c'est quand même le seul chanteur qui a été capable de faire un rappel de dix minutes avec une seule chanson. On finira par le savoir qu'il était sur la route toute la sainte journée !
De ce concert, je retiendrai surtout qu'un festivalier pas très clair s'est retrouvé complètement à poil sur les épaules d'un de ses copains. Je suis allé leur demander à la fin du concert d'où ils étaient. Sans surprise, il s'agissait de... Finistériens !

Les Scorpions succèdent au morpion (désolé Gérald, c'est juste pour le jeu de mot). C'est la tête d'affiche du festival et ils n'ont déçu personne. Du bon vieux rock à l'ancienne, des slows langoureux mondialement connus (I'm still loving you, Wind of change) et de la dynamite pour terminer en beauté. Sans oublier le meilleur batteur du monde. Ce mec-là est vraiment incroyable. Il est capable de faire le plus beau solo de batterie que j'ai jamais vu tout en se pétant une bière sur le crâne. Quelques petits veinards auront récupéré ses baguettes à la fin du show, pas sûr que ça suffise pour atteindre son niveau.
Pour finir en beauté cette superbe journée, les programmateurs nous avaient réservé Mass Hysteria. Un "groupe qui se livre à 100% en live", qu'ils disaient. J'avais déjà pu le vérifier à Carhaix. Ils ont toujours autant la pêche, et leur public aussi. Âmes sensibles, s'abstenir ! Pas l'idéal avant d'aller se coucher, mais j'ai quand même bien apprécié.

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