Kispasse

Monday, June 20, 2005

Excès de vacances

Pénestin-Sarlat, la troisième étape de mon tour de France a été mouvementée. J’étais sur la route toute la sainte journée. Je n’ai pas vu le doute en moi s’immiscer. J’aurais pourtant dû me méfier : en quittant Pénestin, j’ai traversé un petit village répondant au doux nom “le Calvaire”. Avec un chemin de croix haut perché et une reconstitution modèle réduit du grand temple de Jérusalem. Bref, un mauvais présage que je n’ai pas su interpréter.

J’avais choisi d’emprunter les nationales, n’étant pas particulièrement pressé. Mal m’en a pris. Mon séjour sur les terres de Villiers ne s’est pas bien passé. Mon Vendée Globe a tourné au naufrage. Lors de la traversée du village de la Leue (une longue et large ligne droite limitée à 50 km/h, la planque idéale pour des gendarmes voulant faire du chiffre), j’ai été contrôlé à 82 km/h. Heureusement, la retenue de 5 km/h appliquée m’a sauvé. Pas de retrait de permis, “juste” une amende de 90 euros et deux points qui sautent.
Pendant que le gendarme Thibaud remplissait ma contravention, Marie, une amie, a essayé de me joindre. Peu après avoir repris le volant, mon portable me prévient que j’ai un message. J’écoute donc mon répondeur. La guigne continue : 13 200 mètres exactement après mon premier arrêt forcé, je découvre avec stupeur un deuxième barrage de gendarmes à Saint-Etienne-de-Brillouet. A cause de la voiture qui me précédait, je n’ai vu la gendarmette Gaugeron qu’au dernier moment. Je lâche mon portable, mais c’est trop tard, elle me fait signe de me garer au bord de la route. Là, j’ai pu constater la clémence de certains agents. Je lui explique ma situation, que je suis sous le choc car je viens de perdre deux points, bla-bla-bla… La gentille gendarme me propose alors de ne m’infliger que l’amende de 22 euros sans la perte de deux points supplémentaires. Mon permis a apprécié, mon portefeuille moins, mais je lui suis tout de même reconnaissant. Le reste du voyage a été plus calme, les gendarmes m’ont laissé tranquille.
Cela me fait penser à une autre histoire du même acabit. Pierre, le frère d’un pote, s’est fait contrôlé en excès de vitesse. Embêté, il souhaite payer tout de suite, mais doit pour cela aller retirer de l’argent. Ce qu’il fait donc. Le problème, c’est qu’en revenant au barrage de police, ces derniers lui font : « Vous exagérez, on vous a de nouveau contrôlé en excès de vitesse ! » Ils n’ont quand même pas été jusqu’à le verbaliser une seconde fois.

Bilan de la journée : j'ai perdu 112 euros et deux points, de quoi terrasser un homme. Cette étape Pénestin-Sarlat aura été marquée par deux contrôles antidopage positifs. Mais je n’abandonne pas la course pour autant. Demain, ces péripéties ne seront qu’un vague souvenir. A moi l’Espagne !

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