Kispasse

Sunday, April 16, 2006

Ca se passe commasse à Coubertin

Petit bilan de cette semaine sainte en trois parties: le père, le fils et le saint-esprit d'équipe.
Commençons donc par Villepin qui s'est transformé lundi. Fini le père fouettard qui précarise les jeunes et se fout tous les syndicats et la rue à dos. Dominique a retrouvé un semblant de bon sens. Ses perspectives tracées chez PPDA sont bien meilleures que ses Chimères Pré-Electorales (CPE). Emplois aidés ciblés sur les jeunes des banlieues, sécurisation des parcours professionnels (en décodé, ça veut dire plein de pognon pour l'ANPE et la formation) et réforme de la fac (plus de moyens, augmentation des bourses estudiantines et rapprochement fac-entreprises). Certes, il n'aura jamais le pognon ni le temps nécessaires pour passer à l'acte, mais au moins, ce sont là des objectifs louables. Pendant ce temps-là chez Denisot, Ségolène Royal faisait son cirque et rappait avec Jamel. Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour être élue présidente!
Mon fils de la semaine est un sportif... Non, ce n'est pas Gaël (Monfils), ce serait trop facile. J'ai choisi Marc-Antoine Pellin. Ce basketteur de Roanne de 18 ans mesure 1m67. Un lilliputien dans un monde de géants. Je l'ai vu hier soir à Coubertin, son équipe est venue à bout du PBR, dans une ambiance sous-chauffée. Coubertin, c'est quand même la seule salle de Pro A où l'on entend les baskets crisser sur le plancher. En bordure de terrain, les VIP avaient le look de rappeurs sortis tout droit de la Tipi Family (les adeptes des Guignols comprendront). C'est étrange, mais le basket ne parvient pas à décoller à Paris. Trop de concurrence? En tout cas, la balle orange prospère bien mieux dans des villes moyennes comme Roanne, Cholet, Bourg-en-Bresse... Pour revenir à Pellin l'enchanteur, c'est vraiment génial de voir ce p'tit gars piquer des ballons aux monstres adverses. Il a parfaitement organisé le jeu hier soir, et son coach anti-langue de bois Jean-Denys Choulet était fier de lui à la fin du match.
Quant au Saint-Esprit de L'Equipe, je l'ai quitté hier soir après une belle semaine. Quand j'aurai 65 ans et que je serai installé comme chef de locale au Télégramme à Ploërmel, je pourrai dire à mes petits-enfants: "Tu vois, quand j'avais 23 ans, j'ai écrit un NBA Express une fois dans L'Equipe."
Joyeuse Pâques à tous, surtout à ceux qui portent la Croix aujourd'hui (petit message perso aux étudiants de l'ESJ qui sont en stage à La Croix)

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