Kispasse

Tuesday, August 22, 2006

A chacun son Mondial

Gelabale, fou volantMon mondial a enfin commencé. Alors que le commun des Français a ravalé ses espoirs de triomphe depuis un certain coup de boule, mon rêve bleu commence. La bande à Bobo a pas trop mal débuté ses Championnats du Monde au Japon. Une défaite encourageante (80-70) face aux Champions Olympiques en titre et favoris de ce tournoi (avec les Etats-Unis), l'Argentine. Avec une action culte de Ginobili, le fantasque et fantastique Argentin, qui a fait un petit pont sur Lolo Foirest. Depuis, deux victoires sur la Serbie ("un match de juniors" selon l'excellent Thierry Bretagne) et le Nigéria ("un match de Nationale 1", toujours selon l'impitoyable chroniqueur de Basket News). Même si les Français, maladroits, n'ont pas été très rassurants, le bilan comptable est bon. On devrait terminer deuxièmes de notre groupe, retrouver probablement l'Angola en huitième. Tout est possible!
Au rayon des satisfactions, la défense. Etouffante, oppressante, impressionnante. Bokolo ensuite, le jeune Manceau apporte toute sa fougue et sa vivacité aux Bleus. Flo Pietrus ensuite, énorme au contre, dans l'engagement et même à la marque. Fred Weis aussi a beaucoup apporté, il pourrait devenir le porte-bonheur officiel de l'équipe (à chaque fois qu'il est de l'aventure, la France est médaillée!) Mamoutou Diarra enfin, remplaçant sur le pouce Tipi qui nous refait de l'index le coup de la cuisse de Zizou (vous suivez?), a été très fort contre le Nigéria (3 trois-points).
La principale inquiétude réside dans la faible adresse des Bleus. A trois points, ce n'est pas une nouveauté. Aux lancers-francs non plus d'ailleurs, mais c'est frustrant et inquiétant. Heureusement contre la Serbie, les derniers de Diaw et Jeanneau étaient dedans et la France s'est imposée au bout du suspense (65-61). Résultat: on met à peu près deux fois moins de points que les Ricains par match, ça sera difficile de les battre si ça ne rentre pas plus!
D'autres ont déjà réalisé leur rêve bleu. Bravo aux juniors qui sont devenus Champions d'Europe en Grèce fin juillet.

Après un mauvais début de tournoi et des défaites face à l'Espagne, l'Islande et la Lituanie lors des phases de poules, les Bleus se sont réveillés à temps, écrasant la Grèce (vengeance!), éliminant l'Italie (vengeance bis!), et volant vers le titre en s'imposant face à l'Espagne en demie (80-67) et face à la Lituanie en finale (77-72), assumant finalement bien leur statut de favori. La génération 88 est forte, elle emboîte ainsi le pas à celle de 82 où l'on retrouvait Parker, Diaw, Turiaf, Pietrus, Diarra et compagnie, elle aussi championne d'Europe junior en 2000, ainsi qu'à celle de 74, avec Sciarra, Saint-Jean, Foirest, Julian, la première à avoir atteint le toit de l'Europe. J'ai eu la chance d'en voir certains à l'INSEP et au Tournoi Mondial de Douai où, dans la petite finale, ils s'étaient inclinés... face à la Lituanie!
Revoici donc la photo de cette belle équipe prise à Douai. Le guignol au premier plan, c'est Antoine Diot, meneur prodige. Derrière lui, Ludovic Vaty, intérieur super balèze (18 ans, 2,04m... et 105 kg!) qui rejoint Pau la saison prochaine. A côté de lui (et donc juste devant moi), le meneur Olivier Romain qui pourra profiter des conseils de capitaine Sciarra et coach Monclar à Dijon. Au premier plan à gauche, Edwin Jackson, un bon arrière qui n'a pas encore soufflé ses 17 bougies et qui était aussi de l'aventure hellène. Derrière lui, Nicolas Batum, le MVP du tournoi (14,3 points, 7,9 rebonds). Avec un quatuor Bokolo-Batum-Koffi-Amagou, Le Mans a de la jeunesse et du talent. Vivement la saison prochaine, j'ai hâte de les voir en Euroligue!
Avec Batum, le MVP des Championnats d'Europe juniors

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