Kispasse

Monday, May 30, 2005

Mary-me

Hier, je suis allé à Roland-Garros. C'est formidable, une journée à Roland-Garros : on voit des beaux échanges, des jeunes et jolies poupées russes, des olas, des stars sur le court et au bord du terrain...

Hier le programme était alléchant : Paul-Henri Mathieu, Paulo pour les intimes du court Suzanne Lenglen, a été magistral. Mené deux sets à zéro avant l'interruption de son match la veille, l'Alsacien a redressé la barre d'une partie mal emmanchée. Il a laissé filer deux balles de match avant de perdre 8-6 au cinquième set, mais c'était quand même un grand moment.

A peine la partie terminée, je fonce sur le Central pour voir Mary Pierce contre Patty Schnyder. Avant que les fans de Roland-Garros se disent "Quel bourge ! Il avait ses entrées sur le Central et le court A", je tiens à préciser que ce n'est pas le cas. En fait, on a trouvé un truc. Certains d'entre nous avaient une place pour le Central, d'autres pour le Suzanne Lenglen. Pour voir Paulo, Florent, un grand ami d'enfance qui avait sa place sur ce court, a collecté quelques places, nous a rejoints à l'entrée du court, et nous avons ainsi pu assister à ce superbe bras-de-fer. J'arrête là mes explications, en espérant que les organisateurs de Roland-Garros ne tombent jamais sur mon blog.

Sur le Central, Mary voulait gagner à tout prix. Pour les cerveaux lents, je souligne le brillant jeu de mots digne d'un journaliste de l'Equipe en puissance : Mary à tout prix. J'avais préparé mon panneau de soutien à Mary. En ce jour d'élection, j'avais donc revêtu mon superbe tee-shirt flanqué d'un oui que j'avais glané au meeting du PS et j'avais écrit sur une affichette : "Mary je te dis oui". Après avoir remporté sa onzième balle de match, Mary a, je crois, jeté un oeil dans ma direction. Trop timide sans doute, elle a baissé son regard, alors que je beuglais : "Marry me, marry me !"

Puis on a eu droit au début de Grosjean-Nadal. Le chat marseillais contre le tigre espagnol, c'était parti pour ne pas faire un pli. Nadal survole la première manche. Mais Grosjean se reprend et vole la deuxième. En fait, c'est un incident d'arbitrage qui a fait basculer le match. Mais Nadal douche les illusions de Grosjean en début de troisième set, avant qu'il ne se mette à pleuvoir. Bâche, gla-gla, bye-bye Roland. Retour à Lille pour une semaine soi-disant intensive. Aujourd'hui, j'ai écrit quatre pauvres dépêches et j'ai créé mon blog. Grosjean vient de perdre en quatre sets contre Nadal. Rafaël n'aura pas le destin de Raffarin. L'un reste, l'autre part.

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